" Je fais souvent ce même rêve étrange, qui m'envahit le corps de frisson. Je suis là, endormie,face à mes songes, telle une poupée qui s'affole, je tombe dans ce vide, ce trou si noir qu'on en voit jamais la fin. Pourquoi ce même rêve qui m'opresse sans cesse? J'essaie de me rattraper à tout et à rien, je ne peux que me laisser engloutir par ce sombre vide pour ne redevenir que néant à jamais..."

dimanche 29 mai 2011

Les aiguilles du temps

Suspendu sur ce vaste mur fissurer
Mon triste miroir poussièreux y reflète
Mon image recouverte de chair suturer.
De ce bruit incessant qui m'entête

D'une horloge d'horreur qui jamais ne cesse
Comme un tourbillon de tic-tac permanent.
Ces folles aiguilles qui tournent inlassablement,
Dévorant ma périssable beauté de jeunesse.

Je revie mon passé pourtant poignant.
Je reste muette devant cette déchéance,
Me laissant aspirer par ce décompte du temps.

Condamnée à me voir dépérir vers le néant,
Je respire une dernière fois dignement.
Mon sang se fige, je m'évanouie ainsi pour la vie.

© Tristanna Ferret






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