Suspendu sur ce vaste mur fissurer
Mon triste miroir poussièreux y reflète
Mon image recouverte de chair suturer.
De ce bruit incessant qui m'entête
D'une horloge d'horreur qui jamais ne cesse
Comme un tourbillon de tic-tac permanent.
Ces folles aiguilles qui tournent inlassablement,
Dévorant ma périssable beauté de jeunesse.
Je revie mon passé pourtant poignant.
Je reste muette devant cette déchéance,
Me laissant aspirer par ce décompte du temps.
Condamnée à me voir dépérir vers le néant,
Je respire une dernière fois dignement.
Mon sang se fige, je m'évanouie ainsi pour la vie.
© Tristanna Ferret

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